
Le territoire Châtillonnais présente des atouts réels, résultat d’un développement industriel et urbain limité. Cette situation favorable conforte et constitue un des éléments forts d’attractivité vis-à-vis du tourisme et de l’environnement.
« Les sites et les paysages sont des éléments majeurs, à la fois comme éléments du passé et de l’avenir et comme éléments de développement économique local »(source, PRDC des plateaux de Bourgogne)
Le Pays Châtillonnais est un territoire avec de nombreux paysages et points de vue réputés. Il est reconnu comme tel par les différents acteurs du tourisme qui en font un point d’appui de leur promotion.
La biodiversité est remarquable : les plateaux du Pays Châtillonnais ne rivalisent pas en altitude avec les zones de montagnes ; toutefois, on constate certaines similitudes avec la flore montagnarde.
Ce patrimoine naturel fait l’objet de nombreux classements et protections : le Pays Châtillonnais est classé en zone Natura 2000 au regard des marais tufeux et des sites à Sabot de Vénu. On recense également plusieurs ZNIEFF (Zone Naturelle d'Intérêt Faunistique et Floristique) et deux ZICO (Zone Importante pour la Conservation des Oiseaux). Ces deux zones sont regroupées et élargies en une Zone de Protection Spéciale (ZPS) où des mesures de gestion appropriées seront définies afin de conserver l'habitat des oiseaux concernés (16 espèces inscrites à l'annexe I de la Directive Oiseaux s'y reproduisent).
L’eau est une composante essentielle du Châtillonnais.
Inscrit au cœur d’un vaste plateau calcaire incliné vers le Nord, le paysage du Châtillonnais a été façonné par l’eau. Ce plateau est entaillé par quatre vallées principales qui s'écoulent vers le nord: la Laignes, la Seine, l'Ource et l'Aube.
Le paysage essentiellement agricole et forestier sur le plateau, se diversifie dans les vallées où les activités se concentrent. C’est d’ailleurs en fond de vallée, à proximité de la Seine que les premières activités artisanales et industrielles du Châtillonnais se sont développées.
Avant de devenir le fleuve que l’on connaît, la Seine est une modeste rivière bourguignonne. La Seine prend sa source à une altitude de 470 m sur la commune de Saint Germain Source Seine
A Gomméville, dernière commune de Côte d’Or traversée par la Seine, la rivière a parcouru prés d’une centaine de kilomètres est drainé une surface de bassin versant d'environ 684 km².
Le long de son parcours le débit de la Seine est amplifié par l’apport de nombreux affluents.
La forêt dans le Châtillonnais couvre 84 000 ha, ce qui représente environ 45 % du territoire. Les 2/3 de cette surface sont gérés par l’Office National des Forêts.
On y trouve la plus grande forêt de Bourgogne : la Forêt Domaniale de Châtillon (environ 9000 ha).
Pour le paysage châtillonnais, la forêt constitue une composante fondamentale.
Elle se trouve sur des plateaux calcaires, entaillés par des vallées et des combes. Les essences dominantes sont le hêtre et le chêne, mais sont également présents le charme, les érables champêtre, sycomore et plane, le tilleul, les alisiers blanc et torminal, le merisier, le cormier, le frêne, quelques espèces résineuses,…
La forêt dans le Châtillonnais est, entre autres, une ressource de bois très importante, ce qui a permis le développement d’une filière-bois dynamique (environ 80 entreprises privées, pour 700 emplois).
Dans les forêts gérées par l’ONF, une moyenne de 120 000 m3 de bois est prélevée chaque année.
La grande faune, (cerf, chevreuil, sanglier) trouve dans le Châtillonnais un lieu de vie à sa mesure, du fait de la grande taille et de la continuité des massifs forestiers, et de la faible densité humaine.
Le Pays Châtillonnais ne connait donc pas de problèmes particuliers quant à la qualité de son environnement.
L'objectif est désormais de valoriser cet atout qui constitue une réelle source de richesse d'un point de vue économique et touristique.